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Actualité
2008
Lettre ouverte
Lettre ouverte
Mis en ligne le vendredi 12 septembre 2008
par Vincent Piotti
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Le redémarrage du Chemin de Fer du Vivarais est aujourd’hui une nécessité que plus personne ne conteste. Il est avéré que ce chemin de fer constitue avant tout une image essentielle de l’attrait touristique de l’Ardèche et au-delà, de la région Rhône-Alpes. Les conséquences, purement financières, sont déjà appréciables au niveau économique local des communes et communautés de Tournon et Lamastre, alors que le plein impact de la fermeture de la ligne, méconnue a priori des touristes, n’est pas atteint. Cette prise de conscience est un acquis dont se réjouissent les amateurs ferroviaires, défenseurs actifs de cette ligne depuis quarante ans, avec un soutien alors quasi symbolique des collectivités.
L’engagement des collectivités, à tous niveaux, implique logiquement un objectif à long terme de pérennisation de ce patrimoine. Dans ce sens, certains éléments essentiels nous paraissent devoir être portés à votre attention.
Loin d’une simple attraction foraine, l’attrait de ce chemin de fer, unique en Europe, associe la qualité des paysages traversés (Gorges du Doux, campagne Ardéchoise typique) et un caractère historique marqué des véhicules, locomotives et voitures, dont un grand nombre sont classés monuments historiques ; le tout dans le cadre de la ligne, avec ses ouvrages d’art, ses gares et toutes les installations fixes d’origine.

- Le Mastrou à Lamastre
- Photo V. Piotti
C’est bien cet ensemble aux multiples attraits qui amène les touristes de toutes origines sociales et géographiques, jusqu’à des pays lointains. Il s’agit donc d’un musée vivant. Cette cohérence a permis, lors de l’exploitation par les amateurs, de transporter près de deux millions de voyageurs. En revanche, qui serait intéressé à passer deux fois deux heures dans des baignoires ouvertes pour la seule vue des gorges.
L’exploitation d’un chemin de fer, implique une technicité spécifique. Il n’est plus contesté que la récente gestion a failli sur ce point. La conservation en bon état d’un matériel ancien, requiert un savoir-faire tout particulier, en danger de perdition. Le maintien de trois salariés constitue en ce sens un aspect hautement positif, mais il est à craindre que le non-retour de certains parmi ceux licenciés ne soit très préjudiciable à la transmission de compétences acquises par l’oral et l’expérience.
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